Ma manière

Publié le par la.maman.oiseau

Bonjour les gens.

 

Je pense être assez modérée dans mes choix éducatifs pour l’Oisette. J’essaie toujours de trouver le bon  équilibre pour qu’elle soit heureuse tout en ne m’oubliant pas. Une maman bien dans ses baskets, c’est primordial pour l’harmonie d’un bébé. Et plus encore, un couple solide et amoureux cimente, selon moi, les bases d’une famille équilibrée.

Et malgré de nombreuses périodes de doutes, d’énervement, de nerfs qui lâchent (lot commun de tout parent qui se respecte), j’ai l’impression de tenir la barre et d’arriver à instaurer une réelle harmonie au sein de mon foyer.

Elle est joyeuse, espiègle et vive. Je sens tout l’amour de Papa Oiseau au quotidien. Je suis comblée.

Est-ce que cet équilibre est le fruit de mes choix éducatif ? Aucune idée. Peut-être que cette capacité à s’adapter à tout et cette nature calme faisait déjà partie de l’Oisette depuis belle lurette, depuis sa conception. Et les choses que nous mettons en place sont-elles aussi réfléchies que je le dis ? Est-ce que laisser ou ne pas laisser pleurer mon bébé est quelque chose que j’ai longuement médité ? Ou ne serait-ce pas plutôt mon instinct, mes tripes de maman qui m’animent ?

Quand on est partis au pays des vaches cet été, j’ai observé une autre maman gérer sa vie et celles de ses enfants. Je ne parle pas du papa, parce que, justement, il était trop occupé par des activités de gros bricolage pour avoir le temps de s’occuper de ses petits. J’avais déjà bien regardé cette amie agir avec ses enfants avant d’être moi-même une maman. Je me rappelle m’être dit qu’elle se débrouillait très bien, que ses filles étaient bien élevées, que son éducation était finement dosée, équilibrée et juste.

Passer deux jours avec eux, dans les conditions que vous savez, m’ont fait entrevoir un tout autre univers. Est-ce du fait de la situation précaire ? Du fait d’un papa plus qu’absent ? Du fait d’un troisième enfant, encore en bas âge ? Le fait est que j’ai complètement revu mon jugement sur sa manière de faire. Non pas que ses gosses soient mal aimés ou, pire, maltraités… non, je peux affirmer que non. Mais bon Dieu que je ne me suis pas reconnue là-dedans ! Pas du tout !

Après je compare beaucoup d’éléments pas comparables : ville-campagne, confort financier-précarité, un enfant-trois enfants, etc. Mais tout de même, certaines choses m’ont hérissé les cheveux sur la tête. Par exemple, le petit dernier souffre d’un gros reflux. Je crois que jamais je n’aurais pu laisser mon tout petit pleurer 1h30 et se vomir dessus non stop sans aller le rassurer, le soulager, l’entourer. Je crois que j’aurais laissé tout autre activité en plan pour le serrer dans mes bras. Il est mignon ce petit loup, il ne se plaint pas beaucoup (il a du comprendre qu’il n’y avait pas beaucoup d’oreilles et de bras disponibles), il sourit tout le temps. Comme autre exemple, le soir, au moment de coucher les cinq enfants dans la même chambre, et que l’Oisette commençait à pleurer dans son lit, mon amie m’a dit, blasée : « Bon ben on va les laisser pigner un peu et ils vont bien finir par s’endormir. » C’est pas ma manière de faire. Tellement pas. J’ai peut-être eu l’air d’en faire trop avec ma gosse, mais peu importe, je ne l’ai pas laissée pleurer dans son lieu inconnu, entourée de personnes qu’elle ne connaît pas.

Je ne jette pas la pierre à mon amie. Je ne sais pas ce que c’est d’avoir 3 enfants. Je ne sais pas plein de choses. Mais quand je l’entends gronder ses filles et ne plus prendre le temps de jouer avec elles, de leur expliquer les choses, je me souviens avec amertume la phrase qu’elle répétait il y a quelques années : « Je veux juste être heureuse. » Je peux affirmer qu’elle ne l’est pas. Est-ce qu’elle en train de vivre le fameux burn out dont on parle beaucoup en ce moment ?

Ce qui est certain, c’est que ces deux jours passés avec eux m’ont confortée dans ma manière de faire. Une manière qui me convient, convient à Papa Oiseau et convient à l’Oisette. Et ça fonctionne. Le bonheur est en marche, toujours plus gros de jour en jour.  

 

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Publié dans Sur mon sofa

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Diddy 02/09/2011 11:12


Je te rassure je ne suis pas cracra mais quand je vois ma BS qui vit avec ses 6 enfants dans des maisons.... qui n'ont que pour nom MAISON et qui a du mal a tout gérer ménage, enfant... je l'ai
d'ailleurs beaucoup retrouvé dans ce que tu racontais sur ton ami... Je ne défends pas ma BS donc je ne défends pas ton ami mais juste pour dire que ça ne me choque même plus, ma BS a tout un tas
de copine qui font pareil et moi je passe pour la folle là dedans, je ne me permet pas de faire de commentaire mais je sais qu'elles, elles ne se gènent pas déjà en rapport avec le fils de mon mari
que je "coucoune" trop je vais en faire une fillette, la petite que je porte sera une SALE gamine pourrie gâtée car je suis trop à l'écoute des enfants....
Et je te passe les meilleurs phrases là ce ne sont que les plus gentilles...
Elles croient vraiment que leurs manières est la meilleure, qu'elles font tout comme il faut... et si tu te permets une petite remarque tu te fais pourrir et descendre...
Voilà le pourquoi de ce que je mettais plus haut.
En aucun cas je ne critiquais ce que toi tu faisais


Maritournelle 02/09/2011 10:48


Ah mon commentaire a foiré !!

Il fallait lire :

"Certaines autres mamans se sentiront coupables de laisser leur bébé à qqun mais n'auront pas de problème à le laisser un peu en tête à tête avec lui-même... Je te comprends et me retrouve
complétement dans ton texte"


Maritournelle 02/09/2011 10:46


Je crois que ce qui compte, c'est d'être cohérent, en harmonie. Jongler entre ce qui nous semble important et ce qu'on peut donner dans nos limites et avec nos failles d'humains.
Nous n'avons pas tous la même sensibilité face aux réactions de nos enfants, face aux situations, face aux divers événements de la vie.
Pour exemple : je culpabilise beaucoup de laisser mon enfant seul sans interaction sociale quand je suis occupée alors que je le confie à sa grand mère pour quelques heures sans arrière pensée ni
culpabilité, en toute confiance.
Certaines autres mamans se sentiront coupables de laisser leur bébé mais n'auront pas de problème à le laisser un pJe te comprends et me retrouve complétement dans ton texteeu en tête à tête avec
lui-même... J'ai envie de me dire que ton amie fait ce qu'elle peut et que ses failles à elle sont peut être plus grandes, ses limites plus entamées. Je crois que la question qui se pose est :
est-ce que son fonctionnement lui convient, au fond, vraiment ? Est-elle en harmonie avec cette manière de faire ? Se sent-elle épanouie ainsi ? Si la réponse à ces questions est oui, elle fait
juste partie de la diversité des fonctionnements parentaux. En revanche, si c'est non... peut-être a-t-elle besoin d'aide, de soutien, d'une épaule ou juste d'une oreille pour lâcher le trop-plein
qui la pousse à tout ça ?


ada 01/09/2011 10:36


Je pense que les conditions de vie ne sont pas secondaires mais essentielles : plus de précarité et plus d'enfants et des invités chez soi, et un conjoint absent c'est forcément une fatigue
physique et morale ++++ alors il me serait bien difficile de juger et de jeter la pierre...ce serait un peu facile.


la.maman.oiseau 02/09/2011 10:30



C'est certain. Et je ne peux absolument pas me comparer à elle, pour plein de raisons. Mais tout de même, quand on fait des choix de vie qui engendrent tout ce qu'ils vivent, soit il faut les
assumer les dents serrés et passer à côté du bonheur tant espérér (leur cas je crois), soit il faut dire stop, on ne peut pas, et éviter le clash qui leur pend au nez…



Diddy 01/09/2011 08:19


Je pense que le principal c'est que vous vous sentiez bien en harmonie avec vos choix et vos envies.
Je vis à la campagne, ma vie est totalement différente des futures mamans de la ville. Avant même que bébé soit né nous n'avons pas les mêmes visions, ou même envies.
J'espère que ton amie est tout de même heureuse et que cette situation lui correspond à elle :)


la.maman.oiseau 02/09/2011 10:29



Vivre à la campagne ne veut pas dire vivre de manière un peu cra-cra et délaisser ses enfants pour des choix de vie trop compliqués (dans leurs cas). Trop d'animaux, de problèmes de fric, de
choses à régler… font que les gosses ne sont vraiment pas écoutés. Et non, malheureusement je ne crois aps que mon amie soit heureuse, je la sens aigrie et désespérée. Elle est en train de
rencontrer les limites de ses choix de vie… et ça me fait mal au cœur pour elle.